Incendies

Durée 1h30 – À partir de 15 ans


Distribution et mise en scène

NAZIRA, le MEDECIN, le GUIDE, l’HOMME : Clara Audoli

HERMINE LEBEL, JIHANE, le MILICIEN : Lou Delpech

WHAB, le CONCIERGE, CHAMSEDDINE : Elio Gaudé

SAWDA, ELHAME, MALAK : Natasha Kingston

JEANNE : Marie-des-Fleurs Lanneau

RALPH, ANTOINE, ABDESSAMAD, NIHAD : Gabriel Peyrache

SIMON : Matteo Riou

NAWAL : Eulalie Uguen

 

MISE EN SCÈNE : Lucas Hérault et Alexis Roque

SCÉNOGRAPHIE & GRAPHISME : Lou Hacquet-Delepine

COSTUMES : Sarah Parent et Isabelle Camus

MUSIQUE ET SON : Rose Vergez et Eulalie Uguen

LUMIÈRE : Justine Robin et Iannis Japiot

 

Argument de la pièce :

A la mort de leur mère, Jeanne et Simon reçoivent deux lettres : l’une destinée à un père qu’ils croient mort, l’autre à un frère dont ils ignoraient l’existence. Ils entament alors un voyage au cœur du pays de leur origine, ravagé par la guerre, et s’enfoncent dans un dédale de révélations bouleversantes. Inspirée des grands mythes tragiques, Incendies explore les blessures du monde contemporain et interroge l’amour, la violence et la mémoire.

Incendies | Théâtres de Bourbon

Quelques mots pour vous donner envie de voir ce spectacles

Pourquoi j’ai programmé Incendies aux TdB ?

Incendies fait partie de ces très rares pièces « coup de poing ». On les a vu une fois et on ne les oublie jamais. Ce qu’elles disent, la façon dont elles le disent et surtout l’impact que cela a sur notre vie et sur notre vision du monde ont quelque chose de définitif.

Quand j’ai vu qu’elle était au programme du festival d’Avignon, il était évident que j’irai la voir, parce que pour un festival comme les Théâtres de Bourbon, voué à ce que j’appelle le théâtre de nécessité, c’est simplement une évidence...

Quand j’ai appris que c’était une troupe composée de très très jeunes acteurs qui la proposait, je dois reconnaître que j’ai d’abord été un peu circonspect, parce qu’il me semblait qu’il fallait une certaine maturité pour incarner des personnages aussi forts, mais j’ai surtout été d’autant plus curieux et intéressé. Et quand je l’ai vu, j’ai simplement été bluffé.

D’abord par la sobriété de la mise en scène et du dispositif, qui évite tous les poncifs à la mode hélas si fréquents et si gratuits à Avignon (hurlements, machines à fumée, excès en tous genre). C’était d’autant plus inattendu que la pièce est tellement forte. Mais tellement mieux, parce que la brutalité de la violence s’incarne encore mieux quand elle évite l’emphase et l’exagération. On est au cœur de la banalité du mal telle que la décrit Hannah Arendt...

Ensuite par la précision et l’incroyable travail effectué pour ce qui est de la direction d’acteur. C’est bien sûr encore plus frappant avec des jeunes gens qui n’ont pas tous 20 ans, mais c’est directement sensible. Et ça vous saute aux yeux dès les premières scènes, avec ce personnage du notaire, Hermine Lebel, si improbable et si injouable, et pourtant si magistralement incarné par Lou Delpech… Cela a simplement quelque chose de miraculeux de voir sur scène une telle nécessité, une telle finesse d’incarnation, une telle justesse d’intelligence du personnage.

Et c’est un peu la magie de ce spectacle : on assiste à ce qui est à mes yeux une des plus puissantes tragédies contemporaines ; elle explore la fatalité qui entraîne les sociétés humaines dans une spirale de guerres, de haines et de vengeances ; on devrait en sortir désespéré… et c’est exactement le contraire qui se produit. De l’hubris et de la banalité du mal naissent l’humanité et une forme d’espoir articulé sur l’extraordinaire résilience de l’être humain.

 

Pierre Deusy

A 20h30, le 8 août à Veauce, le 9 à Monétay et le 10 à Moulins

 

Date et heure


Lieu


Adresse


Troupe


2026-08-08T18:30:00Z

3 Rue de la Forêt, 03450 Veauce, France

2026-08-09T18:30:00Z

3 Route de Contigny, 03500 Monétay-sur-Allier, France

2026-08-10T18:30:00Z

38 Rue de Paris, 03000 Moulins, France

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