La Périchole
Durée 1h30 – À partir de 12 ans
Distribution et mise en scène
LA PÉRICHOLE : Maria Beatriz Ferraz de Oliveira
PIQUILLO : Marco Michelon
DON ANDRÈS DE RIBEIRA : Deniz Celik
DON PEDRO DE HINOYOSA : Hugues Staes
COMTE MIGUEL DE PANATELLAS : Pieter Goossens
PREMIER NOTAIRE : Robert Mathiak
SECOND NOTAIRE : Pierre-Boris Thoron
LE MARQUIS DE TARAPOTE : Peter Lemerle
UN VIEUX PRISONNIER : Peter Willis
LES COUSINES : Josephine Draycott (Guadalena), Maria Felipa Ferraz de Oliveira (Berginella), Elena González Garro (Mastrilla)
Les demoiselles d’honneur : Luna De Mesmaeker (Ninetta), Maria Constança Ferraz de Oliveira, (Frasquinella) Nora Baker (Brambilla), Margot Meersseman (Manuelita)
CHŒUR : soprano : Alicia Aragón Bonachera, Barbara Bauer, Anna Matthiessen, Rocío Pérez Segura, Caroline Williams ; alto : Isabel Gonzalez, Claudia Hütten, Maggy Triest ; ténor : Guy Farmer, Elizabeth Flynn, Iván Jara Solar ; basse : José Manuel Argilés, Michael Berrisford, Gianluca Cerri, Vítor Martins, Xavier Rosy, Konstantin Wöbking
Orchestre : Jasmijn Cauberghs (flûte) ; Paul Manterfield (clarinette) ; Lana Herasymenko (violon) ; Jöran Westerbeek (cor) ; Virginia Corricelli (clavier) ; à confirmer - violoncelle
MISE EN SCÈNE : Andrew Fisk
PRODUCTION : Peter Willis
DIRECTION MUSICALE : Steven De Mesmaeker
RÉGIE DE PLATEAU : Giselle Maksoud
AIDE REGISSEUR : Maite Stevens, Idaira Wöbking
RÉGIE : Andrew Fisk
COSTUMES : Mary Wiklander-Williams, Claudia Hütten
Quelques mots pour vous donner envie de voir ce spectacles
Pourquoi j’ai programmé La Périchole aux TdB ?
Entre la Compagnie ETCetera et les Théâtre de Bourbon, c’est une histoire d’amour sans nuage qui dure pour ainsi dire depuis la création du festival. Peter Willis, son directeur, et moi avons le même besoin de partage, la même étincelle dans l’œil quand nous parlons de culture et d’art, la même exigence pour notre public. Tous les deux ans (car c’est le temps qu’il faut pour monter un tel spectacle), ils reviennent avec une proposition qui chaque fois nous ravit. Il y a deux ans La Grande Duchesse de Gérolstein, et cette année La Périchole. Chaque fois, c’est un bonheur de voir un spectacle d’une telle qualité artistique, avec un orchestre et des chœurs aussi riches, des costumes superbes, et surtout une joie de jouer et de partager. J’espère que cela durera encore longtemps…
Avec La Périchole, Peter nous a gâté. Inspirée d'une comédie de Prosper Mérimée, Le Carrosse du Saint-Sacrement, comme toujours avec Offenbach, on y aborde sous un faux vernis de superficialité et de légèreté des questions sérieuses et toujours d’actualité. L’argument est tout à fait dans le ton : À Lima au XVIIIe siècle, deux chanteurs ambulants indigents réussissent après plusieurs quiproquos à se moquer du vice-roi du Pérou, impénitent phallocrate.
Les contemporains y ont surtout vu une critique de l’importance à la cour des espagnols de l’entourage de l’Impératrice (air "Il grandira car il est espagnol, gnol, gno…"), une charge politique sur les aventures de Napoléon III avec les femmes, dont Hortense Schneider, et bien sûr contre ses aventures mexicaine et coloniales… Ce qui frappe aujourd’hui c’est plutôt un féminisme et surtout une réflexion sociale voire politique assez inattendus dans ce répertoire. La question de la condition féminine dans un monde masculiniste est clairement abordée, les conséquences de l’indigence dénoncées, et le personnage du vieux prisonnier, qui ne sait même pas pourquoi il est là, dénonce l’arbitraire du pouvoir.
Et puis quel bonheur que cette musique d’Offenbach, avec, entre autres, le célébrissime air de la griserie à l’acte I, ou le presque aussi célèbre trio « Les femmes, il n’y a qu’ça » de l’acte II...
Pierre Deusy
A 20h30, le 8 août à Monétay, 9 à St Félix et le 10 à Moulins
Date et heure
Lieu
Adresse
Troupe
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Ébreuil
Marigny
Monétay-sur-Allier
Moulins
Veauce
Neuilly-le-Réal