La Fille d'Ipanema

Durée 1h10 – À partir de 13 ans


Distribution et mise en scène

JEU : Suzanne Legrand

INSTRUMENTS : Arthur Gueyffier

 

MISE EN SCÈNE : Justine Heynemann,

ASSISTANTE MISE EN SCÈNE : Jinane Dolbec

CHANSONS : Vinicius de Moraes

SCÉNOGRAPHIE : Marie Hervé

LUMIÈRES : Héléna Castelli

CHORÉGRAPHIE : Léa Firouzi

 

Argument de la pièce :

A 19 ans, Suzanne part au Brésil rencontrer son père pour la première fois. De lui, elle ne connaît que l’album de Bossa Nova qu’il avait offert à sa mère avant sa naissance. Un voyage initiatique sur des airs de Samba qui lui permettra de recoller les pièces d’un puzzle familial haut en couleurs, entre rire, larmes et saudade… Tudo bem !...

« Où commence et où s'arrête la part de Brésil en moi ? Longtemps occultée par une éducation strictement française et par la douleur taboue du divorce de mes parents, elle s'insinuait pourtant dans des détails : je souriais beaucoup trop pour une parisienne... Et puis pourquoi cette étrange joie de vivre qui ne me quittait pas souvent ? Ce besoin irrépressible, parfois, de serrer les gens dans mes bras, pour rien... Cela laissait mes compatriotes perplexes ».

Suzanne Legrand

La Fille d'Ipanema | Théâtres de Bourbon

Quelques mots pour vous donner envie de voir ce spectacles

Pourquoi j’ai programmé La Fille d’Ipanema aux TdB ?

Ma rencontre avec Suzanne n’a rien de banal. Lorsque j’ai eu besoin pour la Phèdre que je pensais initialement présenter l’été prochain d’une alternance pour Marie Hasse dans le rôle-titre, Joël Abadie, qui y sera Thésée pour la première fois mais qui a déjà joué cette pièce dans trois mise en scène différentes précédemment, dont une avec elle justement, m’en a parlé dans des termes tels qu’il fallait impérativement que je la voie. De toutes ses nombreuses partenaires en tragédie, et il y en a eu beaucoup, c’était pour lui celle qui, de loin, avait la plus grande sensibilité tragique et spirituelle. Et comme elle jouait alors La Fille d’Ipanema à la Huchette, il nous a pris des places pour le surlendemain.

Quand j’ai vu la pièce, où, il faut quand même le dire, elle finit en costume de carnaval de Rio sur un air de samba, je dois dire que j’ai été un peu déconcerté par rapport à ma recherche initiale. Et plus encore quand j’ai discuté avec elle après et que j’ai découvert son incroyable humour et joie de vivre chevillée au corps. Ce n’était pas franchement comme ça que j’imaginais ma Phèdre et je dois dire qu’il m’a fallu la voir dire les mots de Racine pour comprendre ce que m’avait partagé Joël, et me persuader que cette femme-là ferait effectivement une Phèdre rare. Car Suzanne est un oxymore sur patte : spiritualité ET temporalité, énergie ET recueillement, simplicité ET complexité.

La Fille d’Ipanema est un voyage à l’origine de cet oxymore. Et en même temps un voyage au cœur de son Brésil qui est lui aussi un oxymore.

En général, je fuis les seuls en scène où les comédiens racontent leur vie et « se mettent à nu ». Il y en a tellement à Avignon, et la plupart du temps il y a une certaine complaisance, pour ne pas parler d’indécence. Mais là justement, rien de tout cela, et simplement de la résilience et de l’émerveillement face à la puissance et au caractère sacré de la vie. Un sens très juste de l’humain et l’évidence d’une spiritualité qui part du corps, ce qui, finalement et paradoxalement, est assez proche d’un jansénisme qui fait de l’eucharistie et de la présence réelle l’acmé de la spiritualité mystique.

La programmation était alors déjà bouclée, mais c’est tout naturellement que j’ai proposé à Suzanne de vous partager sa pièce le jour de relâche à Veauce, histoire de ne pas vous faire rater ce petit bijou de sensibilité qui est tout sauf dénoué de profondeur.

 

Pierre Deusy

A 20h30, le 7 août à Veauce

 

Date et heure


Lieu


Adresse


Troupe


2026-08-07T18:30:00Z

3 Rue de la Forêt, 03450 Veauce, France

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