Les Caprices de Marianne
Durée 2h – À partir de 13 ans
Distribution et mise en scène
Claudio : Philippe Boyaire
Hermia : Nathalie Charade
Malvolio : Alexandre Durand
Marianne : Suzana Joaquim Maudslay
Octave : Jonathan Le Guillou
Tibia : Thibault Lebouc
Coelio : Axel Lépine
Ciuta : Marion Rif
Mise en scène & lumières : Jean-Luc Jeener
Costumes : Catherine Lainard
Argument de la pièce :
Le pur et romantique Coelio aime d’amour sincère Marianne, la jeune épouse du vieux juge Claudio. Mais elle est pieuse, fidèle et dévouée à son époux. Coelio partage son désespoir à son ami Octave, qui lui promet d’obtenir pour lui ses faveurs. Octave est son double inversé : il est hédoniste, volage, amateur de vin et de femmes faciles… et n’a donc a priori rien pour se faire entendre de Marianne, mais il est parent du juge et a chez elle ses entrées... Bien évidemment comme toujours chez Musset, les choses ne se passent pas comme prévu.
Quelques mots pour vous donner envie de voir ce spectacles
Pourquoi j’ai programmé Les Caprices aux TdB ?
Je ne compte plus les gens à qui j’ai dans ma vie rappelé cette réplique des Caprices de Marianne : « Tous les hommes sont menteurs, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui. » Alain Delon en a paraît-il fait graver la fin sur sa tombe.
Cette pièce est un vrai bonheur littéraire pour le spectateur et ne se résume pas au fameusement cruel « vous êtes comme les roses du Bengale, Marianne, sans épine et sans parfum »… C’est fin, subtil, intelligent et tellement juste quant aux contradictions du cœur humain… On ne peut pas ne pas être sensible à la dentelle des dialogues et aux subtilités des jeux de rôle ou des mises en abîmes. Et comme toujours avec Musset, c’est aussi toujours plus compliqué qu’on ne le croit au premier abord. C’est à la fois terriblement romantique et terriblement désabusé et terre à terre. A la fois délicieusement élégant et parfois trivial. Comme les recoins de l’âme.
Quand ce chef d’œuvre est mis en scène par Jean-Luc Jeener et que Jonathan le Guillou (le Menteur, Lucentio dans la Mégère apprivoisée, un des deux frères Goths dans Titus Andronicus) est celui qui incarne avec un tel brio et une telle présence Octave, comment résister au plaisir de le partager aux TdB ? Car bien sûr sous la férule de Jean-Luc Jeener, le drame qui se joue prend des dimensions métaphysiques insoupçonnées, tout en restant naturellement faussement léger et superficiel. Du grand art et un plaisir à ne pas bouder.
Pierre Deusy
A 20h30, le 8 août à Monétay, le 9 à Moulins et le 10 à Veauce,
Date et heure
Lieu
Adresse
Troupe
2026-08-08T18:30:00Z
3 Route de Contigny, 03500 Monétay-sur-Allier, France
2026-08-09T18:30:00Z
38 Rue de Paris, 03000 Moulins, France
2026-08-10T18:30:00Z
3 Rue de la Forêt, 03450 Veauce, France
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