Les Lamentations de la la Vierge

d’après Maria Valtorta


Distribution et mise en scène

Dans le rôle de la Vierge : Marie Hasse

Mise en scène de Jean-Luc Jeener

 

 

Marie Hasse a été formée à l’école Charles Dullin (2007-2010), elle a joué notamment Shella dans Maison d’arrêt de Bond, Electre dans Elektra de Hofmannsthal, Laeta dans La Cantate à trois voix de Claudel, Milena dans L’invitation de Franz K., d’après les Lettres à Milena, Sonia dans Oncle Vania de Tchekhov, etc. Parallèlement, elle joue très régulièrement depuis 2012 au Théâtre du Nord-Ouest et s’est produite dans des classiques présentés au festival du Mois Molière de Versailles (Phèdre, Le Bourgeois Gentilhomme, La Jeune fille Violaine...). Elle est aussi metteur en scène: en 2010, elle monte un Nô moderne de Mishima, Hanjo, et en 2015, Esther, de Racine, au Théâtre du Nord-Ouest, dont elle compose la musique de scène.

 

Né en 1949, Jean Luc Jeener a toujours prôné un théâtre d'incarnation, l'acteur devenant le personnage dans un grand souci de vérité psychologique. Licencié en théologie, il défend un théâtre chrétien. Auteur, metteur en scène, acteur, il fonde La Compagnie de l'Élan en 1968 et dirige le théâtre du Nord-Ouest depuis 1997. Il est aussi critique de théâtre au Figaro Magazine, et à Valeurs actuelles.

Les Lamentations de la la Vierge | Théâtres de Bourbon

Quelques mots pour vous donner envie de voir ce spectacles

Maria Valtorta (1897-1961) est un personnage controversé. Indéniablement mystique, et au moins aussi indéniablement douée d’une écriture d’une force et d’une beauté exceptionnelle, elle transcrit à partir de 1943, dans des cahiers les visions et les « dictées » qu'elle dit recevoir. 

Les passages évoquant des scènes de la vie du Christ, publiés sous le titre L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, sont interdit de publication en 1949 par le Saint-Office, et mis à l'Index le 16 décembre 1959. Les autorités catholiques continuent de ne pas reconnaître d'origine surnaturelle aux visions et aux « dictées » de Maria Valtorta, mais elle a au sein de l’Eglise des partisans plus qu’enthousiastes. Et ce qui est absolument certain, c’est que nombre de passages sont d’une beauté à couper le souffle.

C’est notemment le cas de ceux où la Vierge est d’abord une mère qui hurle à la mort parce que son fils a été cruxifié. Dans ces lignes, ce n’est plus la très Sainte et Bienheureuse Vierge Marie qui parle, mais toutes les femmes qui depuis toujours et aujourd’hui encore ont été et sont confrontées au plus indicible qui soit : la mort de l’enfant. 

C’est d’abord un cri brut, mais c’est aussi, nécessairement, un processus, et un processus au cours duquel on passe du cri d’amour pur au cri de révolte, et de révolte contre Dieu… On comprend que l’œuvre ait été mise à l’Index. Mais on comprend aussi ce que ces textes ont de profondément théâtral, en ce sens qu’ils manifestent une évolution dramatique pure, une mise à nu de l’âme.

Marie Hasse est cette femme qui est toutes les femmes, cette mère qui est toute les mères, cet être humain qui est toutes les souffrances du monde. Avec cette délicatesse et cette subtilité qui lui est propre, elle raconte une expérience qui nous touche tous, croyant ou non. Et peu importe que Maria Valtorta soit une sainte ou une une folle. Ce qui court sous sa plume nous parle. Et son cri est incarné.

Date et heure


Lieu


Adresse


Troupe


2022-08-09T18:30:00Z

52 Route de Saint-Didier, 03110 Broût-Vernet, France

2022-08-11T18:30:00Z

3 Rue de la Forêt, 03450 Veauce, France

Consultez le programme des lieux