Les parfaits
de Jean-Luc Jeener
Durée 1h10 – À partir de 13 ans
Distribution et mise en scène
La femme : Marie Hasse
Costumes : Frédéric Morel
Mise en scène : Jean Luc Jeener
Après une licence en lettres classiques et un master en philosophie, Marie Hasse est nourrie de textes qui la passionnent. Elle se forme à l’École Charles Dullin et devient comédienne et metteuse en scène. Elle prend la direction de l’Auguste Théâtre dans le 11e à Paris où elle monte des spectacles et accueille des compagnies. Elle collabore régulièrement avec le Théâtre du Nord>Ouest. Elle devient en 2019 directrice des Éditions Metropolis basées à Genève et, en 2021, publie ses premiers livres comme éditrice.
Quelques mots pour vous donner envie de voir ce spectacles
Lorsqu’en 1984 Jean Luc Jeener décide de consacrer une pièce de théâtre aux cathares, il le fait comme toujours à sa façon : en ménageant le suspense, en laissant un certain flou sur le point de vue, et en faisant tout cela pour privilégier l’incarnation du moment présent, l’irréductible ambiguïté de l’être dans sa confrontation à l’absolu, le combat perpétuel entre sa part d’ombre et sa part de lumière.
Qui est donc cette femme qui croit savoir qu’elle va mourir et qui ne cesse de demander qu’on hâte son supplice ? Qu’a-t-elle exactement fait et pourquoi est-elle là ? Ce qu’elle nous dit des Bons Hommes est-il juste ? Est-elle folle ? Pourquoi ce besoin de parler et ces regrets immédiats de ne pas être plus conforme à ce que le « Vrai Dieu » aurait voulu qu’elle soit ?
Cette incertitude est le ressort dramatique de la pièce, et ce qui autorise le coup de théâtre sur lequel elle se terminera et qu’on ne vous dévoilera pas… Mais c’est surtout une façon de nous donner à vivre ce qui est le cœur de cette religion manichéenne pour laquelle Dieu, inconnaissable et non accessible, est absent de ce monde, laissé par lui à Satan. L’angoisse, le désespoir et l’incertitude sont ainsi consubstantiels au catharisme, de même que l’est également une sorte de fulgurance de l’existence d’autre chose, douloureuse, imprécise, ténue. Un peu comme si la schizophrénie en était la clef. Car le cathare est à la fois douloureusement et profondément conscient de son imperfection et désespéramment nostalgique de cette pureté dont il sait aussi qu’il procède. Comme le dit la femme : « J’ai un tel désir de Dieu. Un tel désir. Avec une telle force. Avec un tel besoin. C’est au-delà de mon corps et dans le plein de mon être. C’est toute mon âme qui réclame. Je prie chaque jour. J’essaye de faire le vide en moi pour qu’il vienne me remplir de SA bonté, de SA force. Mais chaque fois, il y a quelque chose qui vient me troubler : j’ai faim, j’ai soif, j’ai haine qui me ronge, j’ai envie, j’ai désir, j’ai souffrance, et j’ai souffrance de cette envie, de ce désir, de cette souffrance »...
Date et heure
Lieu
Adresse
Troupe
2024-08-13T18:30:00Z - 2024-08-13T20:00:00Z
1 Route d'Avrilly, 03460 Trévol, France
2024-08-14T18:30:00Z - 2024-08-14T20:00:00Z
3 Rue de la Forêt, 03450 Veauce, France
2024-08-15T18:30:00Z - 2024-08-15T20:00:00Z
2 Imp. des Chapiats, 03500 Laféline, France
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